Zuleica Romay : La plus grande contradiction de notre époque

La présidente de l’Institut cubain du livre, Zuleica Romay, a présenté, au dire de Fidel, « un texte extraordinaire ». Et le commandant d’ajouter : « Vous avez tout dit, vous n’avez rien omis ». Pendant la rencontre, Fidel a fait allusion à certains éléments de ce discours, où l’histoire avertit que « comme dans les trames des romans policiers où l’assassin est caché dans la maison et s’apprête à tuer les habitants, le monde dort, confiant, alors qu’il garde sous son lit suffisamment d’armes pour provoquer sa propre destruction ».

« Les 25 000 ogives nucléaires qui menacent notre sommeil sont jalousement gardées dans les installations militaires de huit pays seulement. Il suffit d’un conflit entre deux de ces puissances pour que le cauchemar de l’hiver nucléaire devienne réalité », a-t-elle dit.

« En Afrique sud-saharienne – que les grands médias aiment citer en exemple pour faire allusion aux conflits armées d’origine soi-disant "ethniques"–, des populations entières sont exterminées par des maladies curables et l’espérance de vie à la naissance est de 48 ans ».

Elle s’est également référée au combat contre la machinerie génocidaire d’Israël et contre la politique de liquidation physique menée contre les Palestiniens. Aux enfants qui tentent de survivre dans les rues, aux « Afro-américains et aux immigrants hispanos qui paient dans le couloir de la mort les conséquences de leur origines sociales, aux sans-abris, aux mères et aux grands-mères toujours à la recherche de leurs parents disparus ; aux malades qui ne peuvent pas payer une greffe, et à beaucoup d’autres citoyens de pays soi-disant cultivés et civilisés qui résistent au siège culturel qui leur est imposé, porteur de violence et d’aliénation ».

« La guerre nous menace tous, parce que ce monde de plus en plus injuste et de moins en moins sûr est menacé par la seule espèce pensante qui l’habite. Comme vous l’avez signalé, commandant, « La pire contradiction de notre époque est justement la capacité de l’espèce à s’autodétruire et son incapacité à se gouverner », a conclu Zuleica Romay.